Jusqu'à la
Première Guerre mondiale, l'agriculture oléronaise était
florissante, partagée entre les terres cultivables et les cultures
en marais.
La guerre, les bouleversements technologiques, l'exode rural, puis,
plus tard, le développement du tourisme ont considérablement
modifié le paysage agricole oléronais. Aujourd'hui, les
secteurs les plus dynamiques sont la viticulture et le maraîchage,
des politiques de développement et de qualité ont été
mises en place, et grâce à l'activité touristique,
ceux qui ont trouvé des débouchés directs pour
leurs produits s'en sortent plutôt bien.
Peu remembrée, bien que des politiques en ce sens soient initiées
dans différentes communes, la terre d'Oléron est très
convoitée. Les agriculteurs doivent lutter contre le difficile
problème des friches, qui concernent quand même plus de
20% du territoire, et qui nuisent aux cultures. Actuellement, à
Oléron, il y a environ 3500 hectares de SAU (Surface agricole
utilisée), dont environ 1000 hectares consacrées à
la viticulture, pour environ 150 agriculteurs. Sans espérer développer
la population agricole d'Oléron, les responsables du secteur
souhaitent maintenir, ou voir diminuer le moins possible cette population,
qui modèle encore les paysages de l'île. S'il reste difficile
comme partout à un débutant de s'installer, Oléron
ne manque pas de jeunes dynamiques, qui, de la viticulture à
la bière en passant par le maraîchage, l'horticulture et
l'arboriculture, multiplient les initiatives en faveur du renouveau
rural d'Oléron, initiatives appréciées des touristes
qui souhaitent aussi séjourner dans un lieu vivant et attractif.