| La viticulture | |
| Fortunes
et déconvenues Si dès la fin des années 30 les viticulteurs avaient déjà des problèmes pour vendre leurs produits, c'est d'ailleurs pour cela qu'ils avaient créé des coopératives, la viticulture oléronaise a quand même connu une époque florissante. Pendant une dizaine d'années de 1960 à 1973, le cognac se vendait très bien, et la plupart des viticulteurs avaient orienté leurs exploitations vers cette unique production, avec une faible procution de pineau et vin de table. Les cépages souvent de l'ugni-blanc, étaient exclusivement destinés au cognac. La crise de surproduction du cognac qui a sévi en 1973 a touché Oléron comme les autres régions. En 1982, à l'occasion de l'institution de la prime d'arrachage, la moitié du vignoble oléronais, soit 1000 hectares, a disparu. |
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Un
pari courageux sur l'avenir En 1997, lors de la mise en place d'une deuxième vague de prime à l'arrachage, les viticulteurs oléronais, malgré de très fortes oppositions, décident de refuser cette prime, à l'instar de leurs collègues rétais. Ils demandaient à la place une prime de reconversion, convaincus que sans cela, une bonne partie du cépage disparaîtrait définitivement. Quelques années après, de nouveaux cépages, comme le colombard, sauvignon, cabernet ou merlot ont été replantés et l'appellation "Vin de pays charentais Ile d'Oléron" a été demandée et obtenue. Les premiers viticulteurs à avoir amorcé cette reconversion il y a plus de 10 ans, et à avoir développé leur vente directe de pineau et vins de pays sont parmi les plus dynamiques d'Oléron. Les viticulteurs oléronais, confiant dans l'engouement actuel pour les produits de terroir, même si l'image de marque du vin oléronais reste à consolider, espèrent aujourd'hui remporter leur pari sur l'avenir... |