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Bref aperçu de la faune d'Oléron
A l'heure actuelle, plus de 250 espèces d'oiseaux
ont été observées sur Oléron (dont 120
nicheuses) ainsi que 34 espèces de mammifères, espèces
marines exceptées. La comparaison des données actuelles
avec celles des faunes anciennes montre que l'avifaune nidificatrice
d'Oléron a, semble-t-il, perdu 6 espèces ayant niché
au siècle dernier ; en revanche, 8 autres se sont implantées
ces dernières décennies, comme par exemple l'aigrette
garzette et le
tadorne de Belon.
Concernant les mammifères, des espèces nouvelles sont
à signaler, par exemple le chevreuil, introduit à
des fins cynégétiques, et le ragondin,
espèce exotique introduite en France, qui a gagné
Oléron à la nage depuis le proche continent. S'il
est vrai que, fort heureusement, la ruine zoologique prédite
par H. DALMON en 1933 ne s'est pas concrétisée,
il n'en demeure pas moins qu'il convient d'être particulièrement
vigilant car certaines espèces représentées
par seulement quelques couples où inféodées
à des milieux fragiles, comme les roselières, ont
un statut précaire.
Pour
en savoir plus : Petite
histoire de l'observation de la faune oléronaise - Société
des Sciences Naturelles de la Charente-Maritime.
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| Où
voir facilement des animaux sauvages à pied ou à bicyclette
?
Bien des espèces peuvent être vues
sur Oléron sans pour autant être un naturaliste aguerri.
Pour illustrer la richesse de la faune oléronaise, nous avons
choisi quatre milieux totalement différents et faciles d'accès.
Ne sont cités ici, à titre d'illustration, que quelques
oiseaux et mammifères caractéristiques de ces milieux
et susceptibles d'être vus ou entendus par tout un chacun,
avec un peu d'attention et en fonction de la saison.
Une bonne paire de jumelles, voire une longue-vue, un guide d'identification,
et des vêtements de couleur neutre sont conseillés
!
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La forêt domaniale de Saint-Trojan-les-Bains
De
nombreux sentiers balisés mis en place par l'Office National
des Forêts permettent de parcourir cette forêt de pins
maritimes et de chênes verts qui stabilisent d'anciennes dunes.
A conseiller la partie comprise entre Grand-Village-Plage et Saint-Trojan-les-Bains,
la passe des Bris aux Boulliats par exemple.
Rapaces et passereaux à observer : le milan noir, la
buse variable (surnommée la "cossarde" car elle chasse à
l'affût, perchée sur un piquet), le pic
épeiche, le roitelet triple-bandeau, le geai
des chênes, le pinson des arbres et l'engoulevent d'Europe
lors des chaudes soirées estivales.
Mammifères à guetter à la tombée de
la nuit : le renard roux, le chevreuil et le sanglier
dont certains individus atteignent ici 170 kg. |
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Le littoral, du Rocher du doux à la Pointe de Bellevue :
Comprise
entre le Château d'Oléron et Boyardville, cette partie
de littoral fait partie de la réserve naturelle de Moëze.
Points d'arrêt conseillés en partant du Château
d'Oléron car ce sont des reposoirs de marée haute
ou des lieux de rassemblement pour la recherche de nourriture :
le Rocher du Doux, le chenal, les ports ostréicoles de la
Brande, de la Baudissière, d'Arceau et la pointe de Bellevue.
Nombreux sont les limicoles et autres petits échassiers qui
viennent chercher pitance sur le platin vaseux qui découvre
jusqu'à 3 km à marée basse.
Espèces observables : l'huîtrier pie,le pluvier
argenté, le bécasseau variable, le courlis
cendré, le tournepierre à collier ou encore la
bernache
cravant qui forment des rassemblements de plusieurs milliers
d'individus en hiver. |
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Les Salines et la lisière de la forêt domaniale des
Saumonards :
Bien des oiseaux peuvent être observés
dans ces anciens marais salants transformés partiellement
en claires pour l'affinage des huîtres.
Depuis Arceau, prendre la petite route communale qui part d'Arceau
à la Vieille Perrotine, passer par Boyardville et rattraper
la piste cyclable qui longe la forêt jusqu'à la Nouette
; revenir au point de départ en passant par la piste cyclable
qui va de Sauzelle à Saint-Pierre d'Oléron puis à
Arceau.
Espèces observables : le héron cendré,
omniprésent, le tadorne de Belon, l'échasse blanche
qui apostrophe avec véhémence les intrus qui s'approchent
de son nid, l'avocette élégante, le vanneau huppé,
le chevalier gambette au sifflement triple "tiu-dudu"
ou encore le martin-pêcheur
d'Europe, la huppe fasciée, la gorgebleue
à miroir blanc...
Côté rapaces diurnes et nocturnes : le faucon
crécerelle et la chevêche
d'Athéna sur les cabanes de marais, et le hibou moyen-duc
dans les bois de la Vieille Perrotine. |
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Les lagunes de la Bétaudière :
Ces lagunes qui permettent d'épurer les eaux
usées avant qu'elles ne soient rejetées en mer offrent
un havre de paix à toutes sortes d'oiseaux. Observation depuis
le parking uniquement pour éviter tout dérangement
intempestif.
Espèces observables : le grand cormoran, l'oie
cendrée, la sarcelle d'hiver, le canard
colvert, le canard pilet, le canard souchet, le fuligule
milouin, la foulque macroule, le goéland argenté.
Un mammifère indésirable car il effondre les digues
par endroits : le ragondin.
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