Port de la Cotinère, la pêche professionnelle

Le village et les marchés de la Cotinière

Un des sites les plus typiques de l’île d’Oléron. Face au large, le port accueille les bateaux des pêcheurs, entrant et sortant au rythme des marées et déchargeant les espèces nobles et réputées qui sont pêchées (soles, langoustines, céteaux, bars, homards…). Même si la criée n’est plus en accès libre (visites guidées possibles avec l’Office de tourisme) on peut y admirer les coques colorées des chalutiers.
Le front de mer animé par les nombreux bars et commerces permet de flâner ou se poser pour boire un verre face à l’océan. De nombreux marchés de nuit égaient les soirées estivales.
Le marché Victorine ainsi que les Pêcheries de la Cotinière permettent d’acheter poissons et fruits de mer ou de déguster des fish and chips.
La jolie chapelle de la Cotinière (édifiée en 1966) rend notamment hommage aux péris en mer qui font partie de l’histoire des lieux.
Les marins de la Cotinière sont une entité importante de la communauté oléronaise, toujours prêts à défendre leur métier et leurs valeurs. Ainsi en 2016, une dizaine de jeunes pêcheurs ont-ils – à l’instar des rugbymen- posés nus pour un calendrier au bénéfice de l’association des Péris en mer…
voir la page Facebook des marins de la « Coti ».

Marché de la Victorine à la Cotinière
Le marché de Victorine. Sur le port de La Cotinière, après la vente en criée, retrouvez les produits de la mer tous les jours à partir de 15h30.
Balade le long du port de la Cotinière
Marché de la Cotinière

Les différents types de pêche pratiqués à la Cotinière :

Les chalutiers effectuent des marées de 48 à 72 heures, ils pêchent soit au pélagique (d’août à février) soit au filet classique.

  • Le chalut pélagique, filet en forme d’entonnoir, peut être remorqué par un ou deux bateaux, entre deux eaux. C’est ainsi que sont pêchés les sardines, anchois, maquereaux, merlus…
  • Le chalut classique est lui destiné au fond de l’eau, et il est remonté sur le bateau grâce à un treuil. C’est ainsi que sont pêchés la langoustine et le céteau.
  • Les fileyeurs tendent des filets droits qui peuvent atteindre 350 mètres. Ils sont lestés au fond, et permettent la capture de poissons migrateurs comme la sole, le bar, la lotte, le rouget ou le maigre. Posés le soir, ils sont relevés à l’aube grace à une poulie.
  • Les ligneurs utilisent des lignes de fond attachées les unes aux autres, et qui constituent des « palangres ». Poissons et crabes servent d’appats au bout des hameçons. Là aussi, les lignes sont posées le soir et relevées le matin. C’est ainsi que sont pêchés le bar et le maigre de ligne.

Le céteau (Dicologoglossa cuneata) :
Ce petit poisson, différent de la sole, se pêche en majorité dans le golfe de Gascogne, de mars à octobre.
Appréciant les eaux tempérées et calmes et les fonds sableux plus ou moins envasés, le céteau atteint au maximum une taille adulte de 25 cm

Le chiffre d’affaires annuel de la criée de la Cotinière pour l’année 2015 est de 29,5 millions d’euros,en hausse de 12 % par rapport à 2014.Le tonnage augmente et s’établit à 5 521 tonnes.
Les 3 espèces les plus pêchées sont la sole, la lotte et la seiche.

Avec ses espèces nobles et ses petites unités, le port de la Cotinière est le premier port de pêche charentais.

Sa flotille est composée d’environ une centaine de bateaux, soit environ quarante chalutiers et une cinquantaine de navires polyvalents caseyeurs, avec une majorité d’unités de 9 à 16 mètres. 250 marins partent en mer, tout au long de l’année.
Malgré quelques mouvements, la flotille du port de la Cotinière reste stable, avec des patrons qui vivent à Oléron et restent fidèles au port, ce qui représente un atout certain et une garantie de pérennité, au moins à moyen terme.
La proximité des zones de pêche, et la flexibilité de la flottille permettent à la Cotinière d’offrir une diversité importante des espèces pêchées. Malgré son image artisanale, par rapport à d’autres grands ports bretons notamment, la Cotinière a su moderniser ses dernières années son outil de travail : criée informatisée, élévateur à bateaux, viviers, boxes de mareyage…
Si le port oléronais est très bien placé au niveau régional, l’export représente un pourcentage important du chiffre d’affaire des mareyeurs, notamment en ce qui concerne la sole et le bar. Le port de  Cotinière, bien qu’il ait réussi à traverser la crise de la pêche notamment grâce à ses espèces « nobles » au bon prix de vente, se bat pour pérenniser sa flotte.
Les responsables portuaires mettent donc en place de plus en plus de démarches de qualité et de traçabilité qui permettent une reconnaissance du produit, le développement des ventes et une meilleure productivité, de façon à pérenniser une filière qui reste fragile, car très dépendante de la ressource, et des consommateurs…

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